Conflit de génération by him

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Un samedi matin orageux, et je dois sortir. Quelle horreur.
Je marche et les gouttes d’eau froide tombent une à une sur ma nuque. C’est à vous glacer le sang.
Vite j’arrive à l’arrêt de bus afin de profiter de son abri. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pris les transports en commun. Ah ! Le bus arrive.
Je découvre alors que celui ci est bondé de monde, et c’est tout naturellement que je ne trouve pas de place assise à l’intérieur. Tant pis, je continuerai mon trajet debout. C’est fou à quel point la pluie fait sortir les escargots, mais pas que …

À l’arrêt suivant, une vieille dame monte à son tour dans le bus mais elle n’arrive pas à rester debout. Elle s’approche d’un jeune homme affalé nonchalamment sur un siège réservé aux personnes âgées.
Très poliment, elle lui demande si celui-ci voudrait bien lui laisser cette place afin de s’y assoir. Pour seule réponse, il lui offrit cette réplique : « Je suis bien assis mamie, premier arrivé, premier servis ». La pauvre petite dame n’insiste pas.

Horripilé, je m’approche à mon tour de ce grand misanthrope, et je remarque que je ne suis pas le seul à ne pas être resté insensible face à cette scène.
Nous lui fîmes comprendre la portée de son agissement. Celui-ci fût alors touché par la grâce Divine car il se leva et il marcha !! Non sans une phrase de son cru : « Ils font chier ces vieux ! »
Décidément la pluie ne fait pas sortir que les escargots, les cons aussi …

Mais pourquoi ce conflit générationnel ?

Ce phénomène n’est pas récent, bien au contraire. Déjà dans la Grèce antique, Socrate déplorait le comportement dissipé des élèves.
Plus proche de nous, nos arrières grands-parents se répugnaient à écouter le rock qui galvanisait la jeunesse, prétextant que cette musique était celle du Diable, contre-nature.
Il est vrai que le déhanché d’Elvis avait quelque chose de diabolique, tant il envoutait les groupies lors de ses concerts. Cris hystériques et mises en transes à répétitions.

Malheureusement, même si chaque époque a connu son lot d’incompréhension générationelle, les jeunes d’alors n’ont pas eu à déplorer le manque d’encadrement parental.
De plus en plus habitués à se délester de leur rôle éducatif, les parents laissent cette activité pénible aux professeurs. Comble de tout, les professeurs se doivent d’éduquer au détriment d’apporter un peu plus de culture à des jeunes gens qui ont pourtant des lacunes dans ce domaine.

Réformes après réformes, c’est à coup d’innovations sans résultats que les gouvernements cherchent une solution.
Ces mêmes gouvernements se rendent compte, à regret et parfois nostalgie, que le passé et ses méthodes « désuètes » ont fait leurs preuves.
Pourquoi vouloir en changer alors ?

Pour l’éducation certes, mais le résultat n’est pas bénéfique parce que modelant des gens de plus en plus laxistes. La génération Z, pour ne citer qu’elle, se refuse à effectuer des travaux pénibles et fatigants. Selon les sondages, elle prévoirait de faire 5 métiers différents tout au long de leur vie, et un jeune sur deux voudrait être son propre patron afin de ne pas subir l’autorité.

Qui ne se souvient pas d’un de ses parents partir au travail la boule au ventre mais le regard fier parce qu’ayant un métier. Et qui rentrant fatigué, peut-être triste, savait rester digne cachant tout ce mal-être derrière un sourire qui irradiait la maison pour ne pas inquiéter les enfants.
Le souci de nos pairs était d’inculquer des valeurs et une droiture.
Chose dont ne veulent plus s’embarrasser les jeunes gens. L’idée générale est de s’occuper d’abord de son propre bien-être et ensuite on verra, demain est un autre jour.

Fait divers parmi tant d’autres, ce matin en buvant un café , une dame ayant trois enfants ne voulait pas les laisser s’amuser dehors, là où la route était accolé à la porte de l’établissement. Mais la raison pour laquelle celle-ci ne voulait pas les laisser sortir, me frappa. Fière d’elle assise sur un tabouret de comptoir pour embrasser tout son auditoire, elle sortit cette explication : « Oh non, je ne veux pas qu’ils sortent, il fait trop froid dehors (bien !). La semaine prochaine, on part en vacances et je ne veux pas qu’ils me les gâchent en tombant malade (pas bien !). »

Je ne dis pas être un exemple, mais simplement que peut-être j’ai eu de la chance d’apprendre certaines valeurs, dont celle de l’argent. Au combien il faut travailler pour en gagner. « Un sou est un sou » comme le disaient les anciens.
Et maintenant un sou c’est quoi ? Société de consommation créant le besoin …

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2 Commentaires

  1. MOSTACCI
    21 février 2015 / 20 h 56 min

    Très bon article, tellement vrai!

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