DUMBO de TIM BURTON une véritable réussite

J’ai eu la chance d’assister lundi dernier à l’avant-première de Dumbo réalisé par l’immense Tim Burton. Un plaisir pour les yeux !

Qu’on se le dise, c’est avec impatience que j’attendais ce film. Cette vague d’adaptation en prise de vues réelles des dessins-animés cultes du géant Disney est tellement enthousiasmante ! Après Cendrillon, La Belle et La Bête… Voilà que l’éléphant aux grandes oreilles a droit lui aussi de retrouver le grand écran.

Bien entendu on a toujours peur que cela ne soit pas fidèle à nos souvenirs ou pas à la hauteur tant l’exercice de passer d’un dessin animé qui a marqué notre enfance/jeunesse à un film avec de vrais acteurs semble périlleux.

Lorsque j’ai appris que cela serait Tim Burton qui réaliserait Dumbo, j’avais été ravie de ce choix même si je dois bien l’avouer son adaptation d’Alice aux Pays des Merveilles ne m’avait pas réellement séduite.

Dès les premières bandes annonces de Dumbo, j’ai eu le sentiment que ce film allait être une pure merveille. Le casting, l’esthétisme… tout semblait vraiment prometteur et à juste titre.

Si on reconnaît bien la touche de Tim Burton avec un rappel subtil et délicieux à son univers onirique, coloré c’est ici lissé et assagi pour ressembler à un vrai Disney. C’est un vrai mariage entre des deux mondes qui semblent assez opposés et qui pourtant fusionnent merveilleusement. 

 

 

Dumbo est à l’origine le cinquième long métrage de Disney sorti en 1941. Il est basé sur l’histoire écrite par Helen Amberson et illustrée par Harold Pearl paru en 1939. Si le récit est quelque peu différente de l’originale, 80 ans après la magie opère de nouveau.

L’émotion est bien présente en fil conducteur tout au long du film, que cela soit pour nous arracher quelques petites larmes ou nous attendrir et le thème de la moquerie lié à la différence bien mis en avant.

 

 

SYNOPSYS

Cette version “live action” de DUMBO relate l’histoire de Holt Farrier (Colin Farrell), une ancienne gloire du cirque qui voit sa vie complètement chamboulée au retour de la guerre. Max Medici (Danny DeVito), propriétaire d’un chapiteau en difficulté, le recrute pour s’occuper d’un éléphanteau aux oreilles disproportionnées, devenu en quelques temps la risée du public. Mais quand les enfants de Holt (Nico Parker et Finley Hobbins) découvrent que celui-ci peut voler, l’entrepreneur persuasif V.A. Vandevere (Michael Keaton) et l’acrobate aérienne Colette Marchant (Eva Green) entrent en jeu pour faire du jeune pachyderme une véritable star… 

 

 

LES ACTEURS

Le choix des acteurs est parfait. Retrouver le duo Danny DeVito et Micheal Keaton fait plaisir. Un joli clin d’oeil au film Batman du réalisateur.

 

Eva Green est bien la nouvelle muse de Tim Burton après Dark Shadows et Miss Peregrine et les enfants particuliers, là voilà de nouveau sublimée cette fois dans le rôle d’une voltigeuse française.

Les enfants sont tout simplement parfaits. Mignons, attachants, ils jouent à la perfection. 
Pour la petite anecdote, en découvrant le film, j’ai adoré la jeune Nico Parker que j’ai trouvé magnifique et qui m’a rappelé une actrice américaine dont je n’arrivais pas à retrouver le nom. Après quelques recherches, j’ai ainsi pu constater qu’elle était la fille de Thandie Newton d’où cette ressemblance si flagrante.

Même Colin Farrel que je n’apprécie par particulièrement interprète avec justesse ce père de famille, veuf qui tente de renouer maladroitement avec ses enfants. Un rôle tout en retenu qui m’a réconcilié avec l’acteur.

 

 

N’oublions pas la star du film, Dumbo, tellement réaliste et mignon qu’il est impossible de rester insensible. Il est difficile d’imaginer qu’il n’est qu’une image de synthèse, et on est immédiatement attiré vers lui.

 

 

 

Petit bémol au sujet d’Eva Green sublime comme toujours mais dont l’accent (film vu en VO sous titre) m’a laissé perplexe. Elle interprète ici une française (ce qu’elle est, rappelons-le) mais ses intonations m’ont semblé étrange loin d’un m véritable accent français alors que ces répliques dans la langue de Molière sont justement teinté d’un accent anglais.  Un rendu assez surprenant à mes oreilles. C’est le seul point négatif que je peux relever tant ce film m’a charmé.

 

 

J’ai trouvé le sujet du film bien traité par Tim Burton. Le réalisateur avoue d’ailleurs avoir eu envie de travailler sur Dumbo car cela se rapproche un peu de son histoire personnelle. Il a ainsi expliqué lors de la conférence de presse avant la projection qu’il sait ce que cela fait de ne rentrer dans aucun moule, d’être différent. Le rejet de ce qui n’est pas conforme, les moqueries sur la différence ou tout simplement l’incompréhension face à ce qui n’est pas dans la norme est ici mis en avant avec poésie. 

Le réalisateur a également expliqué : « bizarrement je n’ai jamais aimé l’univers du cirque mais en même temps, cet endroit un peu étrange de rencontre d’artistes hétéroclites et marginaux est quelque chose qui m’attirait ».

Une chose est certaine il était l’homme parfait pour donner vie à l’éléphanteau. 

 

 

 

Un Dumbo plus vrai que nature, si beau et expressif que l’on en vient à oublier qu’il a été numériquement ajouté.

Sortie au cinéma le 27 mars.

 

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