Partenariat Instagram, la bonne marche à suivre

Depuis quelque temps, il y a pas mal de « scandales » qui affolent Instagram. Je pense notamment aux histoires d’achats de followers/likes/commentaires qui sont un peu le sujet brulant de ces dernières semaines.

On a vu se créer des comptes dénonçant ouvertement certains instagrameurs et disparaitre presque aussi vite face à la pression. 

Des utilisateurs se sont plaints d’avoir soudain des ajouts massifs de followers très louches, d’autres ont commencé à se justifier ou à prouver qu’ils n’avaient rien à se reprocher. Bref une vrai guerre virtuelle qui enlève tout le bon côté que peut avoir un réseau social.

Je n’ai pas du tout envie de m’étendre sur tout ça, en revanche il y a un aspect qui m’agace au plus au point, c’est la publicité déguisée. Vous savez tous ces placements de produits qui fleurissent sans jamais que la mention de partenariat ne soit évoquée. 

Certaines personnes le font sciemment, d’autres ne connaissent tout simplement pas la démarche légale appropriée dans ce style de situation. 

Le problème, c’est qu’en tant que consommatrice, je n’arrive plus à avoir confiance aux Instagrameuses. Pas toujours évident de savoir où est la part de sincérité et où se cache en fait une collaboration. Je préfère largement que cela soit stipulé, à moi ensuite de me faire ma propre opinion, mais au moins je ne suis pas prise pour une idiote / pigeon (ou tout autre terme dans le même ordre). 

Je me suis dit que cela pourrait donc être sympa d’apporter quelques précisions sur la bonne marche à suivre. J’ai donc fait quelques recherches et je suis tombée sur des sites expliquant ce qu’il est correct de faire.
En revanche, il faut être honnête, c’est assez compliqué de trouver de vraies bonnes informations sur le sujet, tout est encore assez flou étant donné que le métier d’influenceur est très récent.

 

Pour rappel, il faut savoir qu’il y a plusieurs façons de travailler que cela soit sur les blogs ou Instagram. 
Il y a les partenariats/collaborations où l’on reçoit un produit à tester par exemple. Il n’y a pas de rémunération mais néanmoins cela reste dans le domaine « publicitaire ». 
Il y a ensuite le sponsoring, et là par contre l’argent entre en jeu, il est donc obligatoire de le préciser à sa communauté. En effet, être sponsorisé c’est recevoir une certaine somme en contre-partie d’un article ou d’une photo.

 

Il n’y a donc pas de véritable encadrement juridique, néanmoins l’influenceur reste soumis au droit commun à savoir donc qu’en France,  selon l’article 20 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l’économie numérique :

Toute publicité, sous quelque forme que ce soit, accessible par un service de communication au public en ligne, doit pouvoir être clairement identifiée comme telle. Elle doit rendre clairement identifiable la personne physique ou morale pour le compte de laquelle elle est réalisée.

 

On peut donc considérer que le hashtag #ad par exemple, n’est pas suffisant, surtout en France puisqu’il est issu du terme anglais advertising, que les personnes ne parlant pas la langue de Shakespeare ne connaissent donc peut-être pas. 

 

Le travail des influenceurs est de l’ordre de la communication publicitaire digitale et à ce titre c’est donc au niveau de l’ARPP (l’Autorité de la Régulation Professionnelle de la Publicité) que l’on peut découvrir plus d’éléments pour connaitre les règles qui encadrent les relations entre les marques et les influenceurs. 

On retrouve d’ailleurs sur le site de l’organisme des recommandations qui permettent d’y voir plus clair, que cela soit sur cette page, ou encore celle-ci

 

Sur le site de l’agence de conseil en stratégies d’influence Tanke, il est rappelé que :
« On parle de collaboration ou d’engagements réciproques lorsqu’il s’agit : d’un cadeau, d’un voyage, d’une invitation ou d’un paiement en échange d’un contenu.Dans tous ces cas, cette collaboration doit être visible pour le public. L’ARPP souligne que tout le monde n’est pas familier avec les hashtags #sp #sponso #collab ni aux termes anglais comme #ad ou #productpreview. Il faut privilégier des termes clairs comme “en partenariat avec…” ou “sponsorisé par…”. »

De plus :
« La collaboration doit être révélée instantanément sans action spécifique de l’utilisateur (par exemple il ne faut pas qu’il ait à cliquer sur une photo ou sur des commentaires pour comprendre qu’il s’agit d’une collaboration). Enfin, si le contenu peut être partagé, il faut que l’information sur la nature commerciale soit également partageable. »

 

 

Un autre site où j’ai trouvé des informations interessantes est celui du cabinet d’avocat, De Baeque Fauré Bellec Avocats, sur lequel on peut notamment lire que : 

« la publicité sur Instagram et le marketing d’influence en général sont aussi soumis aux sanctions encourues pour la publicité mensongère ou trompeuse. Pour rappel, une publicité est mensongère notamment si sa nature publicitaire est ambiguë ou inintelligible. »

« Il n’existe pas encore de réglementation spécifique applicable aux influenceurs. Ils sont néanmoins soumis au droit commun.
En particulier, toute publicité doit être identifiée.
En France, cette obligation résulte notamment du Code de la consommation et de la loi pour la confiance en l’économie numérique [2] (LCEN). Le Code de la consommation répute trompeuse toute pratique commerciale qui n’indique pas sa véritable intention commerciale [3] et la sanctionne de deux ans d’emprisonnement et 300 000 € d’amende. La LCEN exige que toute publicité accessible par un service de communication au public en ligne doit pouvoir être clairement identifiée comme tel [4]. Le consommateur ne doit pas être induit en erreur et son comportement économique ne pas être altéré. »

« Le mot d’ordre est la « transparence ». L’identification peut se faire par tout moyen nettement perceptible par le public. On considère que les #ad, # sponso et autres sont trop peu clairs, surtout s’ils sont noyés dans plusieurs mots clés.
L’idéal serait d’identifier précisément le contenu à travers les hashtags : « En partenariat avec », « Sponsorisé par… ». Pour les vidéos, un bandeau doit être présent en début de visionnage afin d’avertir l’utilisateur du caractère commercial. Enfin, la collaboration commerciale doit être révélée instantanément. Cela exclue toute action nécessaire du public (redirection vers une adresse url par exemple). »

 

Débardeur Primark / Kimono et compensées Babou (collaboration) / Short Pimkie (collaboration) / Solaires Rayban (vintage) / Boucle d’oreilles Zaful (collaboration)

 

J’espère que vous y voyez maintenant plus clair. Je trouve important que chacun applique ces conseils afin de conserver la confiance de sa communauté, car à force de trop jouer avec les règles, ce tout nouveau métier perd en crédibilité c’est bien dommage. 

 

 

*Photos non retouchées (oui, j’avais envie de le préciser ah ah) et hors contexte mais j’aime tellement ce kimono que je voulais vous le montrer. 

 

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